février, 2006

L’atelier d’Hyperoffice

L’atelier d’Hyperoffice permet, à partir d’un story-board, de créer rapidement des contenus multimédias grâce aux modèles de mise en page et modèles pédagogiques proposés. Une bibliothèque mise à la disposition de l’usager lui permet de conserver les différents éléments employés au sein de la création si bien qu’ils sont réutilisables pour de nouvelles conceptions. Au niveau de l’interactivité, l’atelier a l’avantage de permettre la mise en place de contenus Flash/XML, l’intégration d’audio et de vidéo, ce qui en fait un outil plutôt complet.

Céline Tauvry

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Rôle du tuteur

Contrairement au professeur d’une formation traditionnelle, le tuteur ne se doit pas d’être un expert des savoirs dispensés. Il n’en est pas moins indispensable et remplit plusieurs missions essentielles:

  • la transmission: en dirigeant l’apprenant vers des références fiables, il lui permet d’accèder aux connaissances. Dans ce rôle de guide, il se doit d’être facile d’accès pour répondre aux besoins.
  •  le coaching: il motive l’apprenant en le plaçant dans des situations interactives sollicitant sa participation.
  • l’animation: il organise et veille au bon déroulement de la formation. Il gère les rencontres au sein de la communauté d’apprenants. L’interaction de groupe provoque ainsi le conflit socio-cognitif et permet une entraide mutuelle. L’apprenant ne se trouve donc pas isolé dans son parcours de formation.
  • l’évaluation: le tuteur a également pour rôle de contrôler les connaissances de l’apprenant et de juger de la validités de ses acquis.

A la fois guide, coach, animateur et juge, le tuteur apparaît comme un acteur incontournable de la formation à distance. En effet, l’apprenant pourrait-il s’en passer? 

Céline Tauvry

 

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Qu’est-ce que Flash ?

On peut remarquer que la plupart des logiciels de Rapid E-Learning utilisent le format SWF dans la création des contenus multimédia.
SWF est l’extension associée aux animations et applications Flash.

Il convient donc de faire une petite mise au point sur les avantages et inconvénients de ce format, qui tend à s’imposer sur la toile.

Flash est un logiciel de création d’animations vectorielles interactives développé par la société Macromédia (récemment rachetée par Adobe) depuis 1996.

Il est utilisé dans la création de sites Internet, d’applications multimédia, de jeux vidéo, ou encore de bannières publicitaires sur Internet.

Les fichiers flash peuvent facilement être inclus dans une page HTML et lus par les navigateurs après l’installation d’un plug-in.

Flash tend à s’imposer, tant pour la création de logiciels et d’applications interactives grâce à l’évolution du langage ActionScript (qui permet la création d’applications complexes), que dans la création de sites web évolués (compatibilité avec PHP/MySQL, XML, intégration de la vidéo, etc).

Les avantages

  • une grande flexibilité dans la création d’animation et d’application multimédia
  • un résultat graphique agréable
  • le poids très faible des fichiers flash (qui dépend néanmoins du poids des images intégrées à l’animation)
  • l’interactivité facile à programmer
  • l’intégration aisée de la vidéo et du son

Les inconvénients

  • un format propriétaire (pas d’accès au code source)
  • Des problèmes d’accessibilité pour des applications web. Par exemple, la navigation par le biais du navigateur est impossible.
  • Les moteurs de recherche n’ont pas accès au contenu de l’animation. Cela entraîne par conséquent des problèmes de référencement. Pour les mêmes raisons, il est également impossible de copier-coller le contenu.
  • La nécessité d’installer un plug-in pour pouvoir lire les animations au sein du navigateur

Il faut noter qu’il existe différents projets de lecteur et plug-in Flash open source, le principal étant le projet « gnash ».

Quelques liens utiles

  • Télécharger le Plug-in du lecteur Flash 8.0 >> ici <<
  • Un article de l’Ergolab sur Flash et l’ergonomie des interfaces, qui plaide pour une utilisation raisonnée de Flash >> ici <<
  • Comment intégrer une animation Flash dans une page HTML, par laposte.net >>ici<<
  • Le Flash Festival, exemples d’utilisations artistiques de Flash >> ici <<
  • Flash France, un portail francophone proposant de nombreuses ressources pour la création d’animations >> ici <<

Christine Bonnaillie

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Le Micro Learning est-il utile?

Cela consiste en une formation au quotidien par l’envoi, via le mail de petites séquences pédagogiques. Il existe également le Mobile Learning où la réception se fait sur le téléphone portable. Ces minis contenus permettraient à l’apprenant d’avoir accès à une information synthétisée sur un sujet donné. Cependant, au niveau cognitif, l’utilisateur saura-t-il relier toutes ces informations reçues sous la forme de confettis? Concernant la mémorisation, ce condensé d’informations qui demande un bref moment d’attention laissera-t-il une empreinte ou sera-t-il lu puis oublié comme l’horoscope du matin? Utilisé de cette façon, la portée du Micro Learning semble plutôt faible. Peut-être peut-il trouver sa place en complément d’une formation en e-Learning comme moyen de motiver, coacher l’apprenant par l’envoi de grains lui rappelant certaines notions essentielles de sa formation. Qu’en pensez-vous?

Céline Tauvry

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Qu’est ce que le streaming ?

Le streaming est une technologie de diffusion utilisée pour qu’un internaute puisse visionner ou écouter en ligne un contenu multimédia (audio ou vidéo). Il n’a ainsi pas à télécharger le fichier intégralement avant de pouvoir y accéder, la lecture s’enclenche immédiatement pendant que le téléchargement se déroule progressivement.

La technique du streaming implique que votre contenu multimédia soit léger, autrement dit compressé. Pensez cependant à optimiser le rapport qualité/taux de compression pour garantir un confort d’écoute ou de visionnage à l’internaute. Pensez aussi à choisir un format largement répandu, pour éviter que ce dernier soit contraint de télécharger le plugin adéquat avant de pouvoir accéder au streaming. Il existe différentes technologies d’encodage pour diffuser en streaming, les plus répandues sont :

  • Flash (.flv, aussi compatible mp3)
  • Real Audio (.rm)
  • Quick-Time (.mov)
  • Windows media (.wma, .wmv)
  • Winamp (.mp3 shoutcast)


Le streaming est de plus en plus utilisé depuis l’avènement de l’Internet haut débit, par exemple pour les Web-radio ou Web-tv, mais il est aussi une possibilité supplémentaire pour le E-Learning : on parle alors de streaming pédagogique. Le streaming est aussi utilisé par des logiciels de rapid E-Learning qui offrent des solutions dites « live », tels que Speechi qui permet une diffusion en direct des contenus, via Skype.

Retrouvez les streamings audio et vidéo de Rel-Zone : Entretien avec Adrien Ferro, Retour sur la conférence du 23 janvier-intervention d’Adrien Ferro, Retour sur la conférence du 23-janvier-intervention de Nicolas Lozancic

Juliette Courcol

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Un point sur les tableaux blancs intéractifs

Vous en êtes persuadé, un tableau blanc interactif vous serez de la plus grande utilité. Il vous permettrait ainsi, couplé à un vidéo projecteur de diffuser sur une surface interactive vos présentations assistées par ordinateur, de les annoter, ou encore de dessiner sur cette surface des objets que vous pourrez ensuite déplacer, ou redimensionner à souhait, en un clic. D’un autre vous enregistrerez l’ensemble de vos annotations, qui deviendront ainsi réutilisables et par exemple disponibles en ligne grâce à un logiciel de rapid E-Learning.

Avant de vous lancer dans cet achat, qui reste pour l’instant un petit investissement, assurez vous de connaître quel est le type tableau blanc interactif le plus adapté à vos besoin.

Les tableaux blancs interactifs (TBI) peuvent être avec ou sans fils. Avec ils sont plutôt destinés à être fixés à un mur.

tbi-mur.jpg
un tbi fixé au mur

Sans fils, ils deviennent alors mobiles et peuvent être déplacés d’une pièce à une autre facilement, surtout s’ils sont équipés de roulettes sous les pieds.

tbi-roulette.jpg
un tbi sur roulettes

Une troisième solution existe, il s’agit du tableau blanc portable. Alors que les solutions fixes, ou sur roulettes pèsent une bonne dizaine de kilos minimum, les TBI portables ne pèsent que quelques centaines de grammes. Il s’agit d’installer un récepteur soit de manière définitive (vis) ou provisoire (ventouse, aimant) sur une surface blanche (mur, tableau blanc traditionnel…) pour la rendre interactive.

tbi-portable.jpg
un tbi portable

Par ailleurs il existe aussi de nombreux accessoires qui vous permettre d’étendre la palette d’utilisation de votre TBI : ainsi vous pouvez vous équiper en stylet interactif (avec ou sans pile) pour écrire sur le tableau. Les TBI peuvent aussi être tactiles, ce qui vous permet de gérer vos annotations sans l’aide du stylet, mais au seul contact de vos doigts. Pour gagner en interactivité avec votre auditoire, vous pouvez opter pour les tablettes LCD interactives, qui permettent de contrôler le TBI quelque soit l’endroit de la pièce ou vous vous trouvez, ou de donner ce contrôle à une tierce personne, ou encore des boîtiers de vote interactifs.

Au niveau de la qualité d’image, la gamme est aussi très large. Il existe des tableaux de formats réduits jusqu’aux grands formats en passant par le 16/9ème; depuis peu se sont développés des modèles qui augmentent le confort de lecture : par exemple des modèles haute définition avec écran plasma ou tableaux rétro projetés qui permettent de supprimer les ombres crées par votre propre corps sur le tableau.

Et vous, qu’avez vous choisi ?

Juliette Courcol

Voir aussi : Présentation du tableau blanc intéractif

Images représentant le tableau interactif eBeam

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Cyberculture et e-Learning

Internet est un espace d’échanges, un lieu de vie à part entière regroupant un certain nombre de pratiques sociales, un cyberespace avec une cyberculture. Qu’implique cette cyberculture au regard de la formation à distance ?

Seul à plusieurs

Les réseaux impliquent de nouvelles formes de rapports sociaux, et le développement des communautés virtuelles fait naître le paradoxe d’un individualisme collectif, ou comment être seul avec des dizaines, des centaines… d’autres personnes. Le cas des plates-formes d’enseignement est un bon exemple. Elles se basent justement sur cette contradiction entre l’apologie de l’autoformation et l’ensemble des dispositifs mis à la disposition des apprenants pour entrer en contact avec une communauté de référence : tuteur, autres apprenants, via des chat, des forums, etc. Les cyberformations appellent plus certainement des réflexes sociaux d’internautes, tel qu’on peut trouver à travers n’importe quelle communauté virtuelle (même hors enseignement), qu’à des comportements classiques de communication dans un groupe de formation en présentiel.

Je surfe donc je suis 

Naviguer sur une plate-forme ou un portail d’enseignement à distance peut paraître facile pour les étudiants qui ont grandis avec les TIC, ou pour les personnes qui, par habitude du net et parce qu’il ont intégré cette cyberculture, maîtrisent les principes de l’organisation de l’information sur le web. En effet, naviguer dans un monde virtuel n’est pas forcément aisé. Lorsqu’on maîtrise cet environnement on risque d’avoir peu de problèmes pour concevoir par exemple le principe d’une bibliothèque virtuelle. Le cyberespace s’appréhende dans son usage, et tous les apprenants ne démarrent pas avec une maîtrise identique de ce monde virtuel. Aux difficultés de la formation, s’ajoutent donc pour certains des difficultés de repérage de l’information et d’intégration du principe de navigation. Dans ce cadre il faut savoir que le e-Learning n’est pas toujours un choix, que la cyberculture n’est pas intégrée par tous, on peut penser notamment aux personnes qui reprennent une formation sur le tard à travers la formation continue.

Le cyberespace plus qu’un lieu de cyberculture, est avant tout un lieu d’acculturation.

Sabrina Blondel

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Denys Lamontagne chez Rel-Zone

Après un début de carrière dans l’enseignement, Denys Lamontagne s’est lancé dans le marketing. S’intéressant à la formation et aux moyens de sa mise en place, il a créé Cursus puis Thot, portails de la formation à distance. Il s’est volontiers prêté au jeu de nos questions où après être revenu brièvement sur son parcours, il donne son opinion sur l’offre actuelle en FOAD. Pour lui, elle est de qualité concernant les organismes de formation, ce qui n’est pas le cas de celle des institutions traditionnelles. Il évoque ensuite l’évolution de la FOAD qui a gagné en convivialité et en collaboration. Cependant, un problème persiste: l’utilisation de la communication de manière réduite. Il souligne d’ailleurs l’importance de l’entretien du flux entre objet d’apprentissage et étudiant. C’est en cela que tient le rôle de l’enseignant au sein d’un dispositif de formation selon lui. L’évocation du projet de formation de jeunes en rupture « Coup de pouce formation« , pour lequel il s’est investi est l’occasion d’aborder les apports de la formation à distance pour l’apprenant ainsi que son rôle dans la lutte contre l’exclusion. Pour finir, Denys Lamontagne nous donne sa vision du Rapid e-Learning, qui pour lui, ne semble pas avoir d’intérêt dans l’apprentissage sinon faciliter la mise en oeuvre.

Un grand merci à Denys Lamontagne pour son éclairage.

L’intégralité de l’entretien est disponible ici en format PDF.

Céline Tauvry

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La nécessité d’un cadre juridique dans la formation à distance

Depuis l’apparition des Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) dans l’éducation, la nécessité d’un cadre juridique est apparue concernant la formation à distance. En effet, les TIC ont amené de nombreux bouleversements dans la manière d’appréhender le savoir, et de le diffuser. Plusieurs champs sont concernés et visés par un tel cadre juridique. Il s’agit aussi bien de la protection des droits du créateur (droits d’auteur, propriété intellectuelle et industrielle, définition juridique de la formation ouverte et à distance, certification des formations…) que de la protection de l’individu apprenant (respect des libertés individuelles, sécurité des réseaux, protection de l’utilisateur…)

Pour en savoir plus sur ce sujet, lire l’article paru sur le site de Tribune e-formation ici.

Nathalie Desmet

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Les trois catégories du eLearning

Selon un article publié par la société Bersin & Associates, il existe trois catégories du eLearning :

  • Le Rapid eLearning: Il permet de développer rapidement, efficacement et simplement des applications de formation sous forme multimédia.
  • Le traditionnel eLearning : C’est un processus d’apprentissage à distance s’appuyant sur des ressources multimédia, qui permet à une ou plusieurs personnes de se former à partir de leur ordinateur.
  • Le stratégique eLearning : C’est un processus qui se développe en entreprise en même temps qu’un changement de stratégie.

Dans le même article,  on trouve un tableau comparatif entre les trois catégories du eLearning.
D’après l’étude de la société Bersin & Associate : Rapid eLearning : What Works ?

Jihane MAHMOUDI

 

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L’apprentissage assisté par ordinateur – le drill and practice

Ou l’histoire de la machine qui voulait enseigner…

Dès les débuts de l’informatique moderne, l’on a cherché un moyen de mettre en place un dispositif pédagogique adapté. Les courants pédagogiques ont donc influencé ces technologies de l’information et de la communication, et vice versa. Retour sur les grands moments de l’histoire de l’apprentissage assisté par ordinateur.

C’est dans les années 70-80, que l’ordinateur, à l’époque machine à calculer élaborée, inspire le modèle de l’ensiegnement programmé, et du « drill and practice »ou logiciel exerciseur, pour franciser un peu. Souvent utilisé pour faire apprendre par cœur des petites choses, il implique une intervention mince de l’enseignant, il s’agit plus d’un dialogue apprenant-machine. Ce modèle d’apprentissage assisté par ordinateur est inspiré des théories behavoristes ; la machine émet un stimulus, auquel répond l’apprenant. Si la réponse est exacte, l’apprenant peut accéder au niveau supérieur. Dans le cas contraire, l’exercice se répète jusqu’à ce que la réponse soit bonne.

Même si les machines de l’époque été bien adaptées à ce mode de fonctionnement, et qu’elles ont beaucoup évolué (!), le « Drill and Practice » remporte toujours un franc succès auprès des enseignants aujourd’hui, et ce pour des raisons de feedback immédiat, de motivation de l’apprenant via des exercices variés, et de gain de temps pour l’enseignant, auquel ce genre de modèle ne fait pas beaucoup de place. Il s’agit également d’un mode d’apprentissage individualisé.- Les exerciseurs proposent un feedback immédiat, ce qui est une donnée non négligeable, et souvent très appréciée par les apprenants.
Largement contesté, ce modèle de l’ordinateur instructeur est jugé chimérique, dans le sens où la place de l’enseignant est réduite à néant. Les critiques viennent également du fait que ce genre d’exerciseur divise la matière en unités de contenu, et pour cela il faut avoir une idée logique et cohérente de la matière dans sa globalité, ce qui est rarement le cas. Les découpages seraient donc non pertinents.
Cependant, ce type d’utilisation de l’ordinateur est porteur du courant d’une époque, et à mesure que la science évolue, de nouvelles théories foisonnent de concert avec les nouvelles technologies.

Emilie Caudrelier

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