Réflexions autour du REL

Ergonomie et Rapid e-Learning font-ils bon ménage?

La question se pose quand on se place du côté de l’observateur, du participant de conférence, probablement du côté de l’apprenant aussi, enfin, pour résumer, quand on participe à une réunion via la technologie Rapid e-Learning.

Outre le fait que du côté de l’apprenant lors des séances de travail, quelques problèmes se posent, comme le cite David Castéra dans son blog  » Dé signes « , qui traite de ce sujet également, se pose d’autres freins, dirai-je à l’ergonomie liée à ce type de média.

En effet, chacun peut (et se doit?) de participer, le principe de la conférence via le Rapid e-Learning n’est-elle pas l’interactivité des participants? Et c’est là que le problème majeur se pose… Trop d’interactivité tue-t-elle l’interactivité? Grande question ! En effet, la participation visuelle des personnes en ligne, peut poser un énorme problème de visualisation des écrans en direct. Participer oui, mais dans une certaine mesure, car une mauvaise utilisation de ce média peut engendrer une totale incompréhension des slides, et le conférencier dans ce cas, se décide à couper les interactions…. Alors, quelle différence avec une présentation en visio-conférence?

Le Rapid e-Learning est intéressant en cela qu’il permet de participer à distance et en temps réel à des actions, des idées développées lors de conférences notamment. Ergonomiquement, il faudrait peut être dédié un espace sur le tableau blanc pour pouvoir mener de meilleure manière ce processus? L’idée est bonne, la technologie nouvelle, les améliorations en cours, nous pouvons en être certains.

Images représentant le tableau interactif eBeam Projection.

Cécile Kubek

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Le REL? Pour quoi faire?

L’éducation, la formation, et la mise à disposition de contenus de cours etc. pour les groupes de personnes minoritaires pourraient prendre un essor différent grâce au REL. En effet, il se démocratise de plus en plus, il n’est pas encore connu du grand public, mais néanmoins, les blogs n’ont connu leur essor qu’assez tard après leur création.

Ce phénomène (des blogs) s’est démocratisé grâce (ou à cause) de la création des « skyblogs » au niveau des adolescents, et donc du « grand public ». Il est aujourd’hui devenu un phénomène, une mode. Si l’on reprend l’article « Le Rapid e-Learning est au e-Learning ce que le blog est aux pages perso » que j’avais écrit concernant le parallèle entre blog/page perso et REL/e-learning, on pourrait se poser cette question : le REL est-il l’avenir du e-learning?
Comme je le disais donc dans cet article, le REL est plus simple, moins lourd à installer, et facilement modifiable. Dans certains pays où les distances sont des freins à l’éducation, ou même en France, où certaines populations se retrouvent isolées dans des villages où l’air est pur, et la vie moins stressante (mais je m’égare), donc pour ces catégories de populations, la mise en place de dispositifs de formation peut s’avérer une question discutable de part les coûts que cela engendre.
Le REL n’est pas gratuit, mais il est moins cher que le e-learning, les formations sont moins complexes, donc moins longues et par conséquent moins coûteuses. Quand le coût n’est pas un frein, la rapidité de mise en ligne peut l’être. Encore une fois, ici, la solution du choix du REL peut s’avérer très judicieuse. Dans des pays vastes (Canada, Chine…) certaines populations se retrouvent loin d’un centre de formation, d’une université, et la mise en ligne de contenu peut les aider à poursuivre leur cursus, ou à le commencer. Deux derniers cas importants, pour la téléformation, une autre catégorie de personne entre en jeu : les personnes à mobilité réduite, ainsi que les personnes atteintes de maladie graves (comme les enfants lunes par exemple), qui grâce à ce procédé peuvent aussi bénéficier de formation ouverte à distance (FOAD).

Je ne dis pas que le présentiel n’est plus. Loin de là, mais avec le REL, la possibilité de l’interaction étant très développée, cela peut être un bon compromis, pouvoir suivre un cours à distance et participer en même temps si le coeur nous en dit.

Cécile Kubek

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Il faut modifier notre conception de l’éducation !

Il est nécessaire de replacer l’outil technique que sont les sites de téléformation dans un contexte plus large d’apprentissage et de repenser l’apprentissage car on ne peut envisager une technologie donnée de manière isolée mais toujours en relation avec le niveau technique qui le précède et dans son environnement global d’utilisation.

Le temps de l’éducation classique est linéaire et cette forme d’éducation ne tient pas compte des différents niveaux hiérarchiques de la connaissance qui caractérise la nouvelle éducation. Pour pouvoir en tirer partie, il est nécessaire d’apprendre à apprendre c’est à dire être capable de gérer et hiérarchiser les connaissances que l’on possède pour ainsi pouvoir capitaliser au mieux les savoirs à venir.

La nouvelle éducation consiste principalement à aider les apprenants à construire et à reconstruire les relations qui unisssent leurs savoirs, à fournir des clés, des méthodes pour leur permettre de poursuivre l’acquisition des savoirs en d’autres lieux que l’école. Ainsi l’important est d’intégrer ces savoirs dans des savoirs et ces savoirs dans des pratiques qui donnent du sens au but recherché qu’est la remise à niveau constante de ses acquis. Ainsi la transmission de connaissances se fait par palier de complexité selon les besoins de l’apprenant et à son propre rythme. Le professeur devient un médiateur, un animateur, son rôle est de montrer les chemins d’accès aux connaissances, la classe devient un relais, un noued dans un réseau de connaissances plus vaste impliquant d’autres modes de transmission du savoir.

Tout l’art de l’enseignant de demain est d’aider l’utlisateur de ces espaces d’apprentissage en ligne à intégrer des savoirs dans des pratiques d’apprentissage car une unité de savoir seule n’est rien si elle n’est pas intégrée dans un réseau de connaissances plus grand,.

Zidane Fariza

 

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La communication dans les classes virtuelles

Le modèle d’application pédagogique d’Internet, qu’est la classe virtuelle, vise à favoriser la collaboration entre pairs en permettant l’échange de connaissances entre les apprenants et en mettant l’accent sur la communication interpersonnelle qui caractérise l’apprentissage collaboratif. Le mode de communication peut être soit synchrone soit asynchrone.

A cette catégorie s’ajoute un modèle spécifiquement nommé « apprentissage collaboratif ». Un modèle de travail collaboratif peut être implanté avec des moyens techniques très simples. Une liste de distribution relie les apprenants d’une classe réelle ou virtuelle, un professeur peut favoriser, voire provoquer des interactions constructivistes entre les apprenants en leur donnant la consigne de poster régulièrement des travaux à cette liste et de commenter un certain nombre de travaux reçus.

En choisissant avec soin les abonnés de sa liste de distribution, le professeur peut:

            • enrichir les interactions grâce à la variété des intervenants (apprenants de la classe, apprenants à distance, experts…)

            • créer un auditoire qui valorise le travail de l’apprenant et le porter à se dépasser

            • mettre en place une communauté de savoir et d’apprentissage

De plus, en combinant le courrier électronique, la liste de distribution, la conférence à distance, la mise à disposition des supports pédagogiques via des présentations Powerpoint, un professeur peut prolonger le travail d’équipe commencé dans une classe conventionnelle ou tisser des liens de collaboration nécessaires à une classe virtuelle.

Zidane Fariza

 

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La médiation dans l’apprentissage à distance

La médiation a toujours existé. Cette affirmation peut être considérée, par certains, comme une évidence car elle est intrinsèquement liée au développement scientifique et technique qu’a connu l’humanité. La médiation c’est d’abord l’interaction entre des êtres humains qui dépassant la simple transmission de savoirs permet la transmission de codes langagiers,de modes de pensée, de culture. En effet c’est des rapports entre les hommes, de la confrontation d ‘idées que naît la connaissance. L’apprentissage à distance est un acte de communication asynchrone où la médiation des savoirs est à la fois médiation interpersonnelle et médiation technique.

Parler de médiation interpersonnelle dans l’acte d’apprendre à distance c’est reconnaître le rôle du formateur-médiateur, la place de l’apprenant, l’objet de la médiation.

Le rôle du formateur n’est pas tant de transmettre des savoirs que de permettre que s’instaure une relation dynamique entre l’apprenant et l’objet d’apprentissage, ceci est d’autant plus important que l’apprentissage à distance donne à l’apprenant une liberté plus grande face à l’objet d’apprentissage. Ce dernier doit donc être attrayant, simple d’utilisation et répondre aux besoins spécifiques de l’apprenant.

L’apprentissage à distance donne un regard différent sur celui qui se forme. L’apprenant est actif et autonome dans son processus d’apprentissage. Il développe des stratégies mentales de traitement et de stockage des informations permettant l’intégration des savoirs acquis dans son propre système de connaissance.

L’objet de la médiation c’est à dire le contenu n’est plus perçu comme une somme de savoirs mais plutôt comme un support pédagogique qui entre en relation avec d’autres savoirs propres à chaque apprenant. La disponibilité du contenu grâce à l’outil technique utilisé ne doit pas effacer le fait que la simple mis à disposition de contenus ne suffit pas pour créer une situation d’apprentissage.

Il est illusoire de penser que la mise en ligne de contenus pédagogiques suffit à établir une relation d’apprentissage. La mise en place de situations d ‘apprentissage efficaces nécessite une médiation humaine qui peut être effective via des forums de discussions, des chats ou encore les foires aux questions qui permettent la création de liens, de relations interpersonnelles où l’échange apporte des précisions et une recontextualisation du contenu qui place ce dernier dans un champs de connaissances plus élargi.

Zidane Fariza

Ouhmimid Mohamed

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Quand E-Learning rime avec fracture numérique

Les avancées technologiques qui caractérisent la société de l’information sont souvent synonymes de progrès. En effet les outils numériques tels que les logiciels et les plateformes permettent un accès plus rapide, plus facile à l’information et au savoir ;ainsi le e-learning aussi appelé apprentissage en ligne en est un exemple.

Cependant des prérequis sont nécessaires pour avoir accès à cette technologie et pour pouvoir en tirer partie.

Ils sont au nombre de deux : posséder le matériel et un minimum de savoir dans le domaine.

Le matériel correspond au hardware et au software nécessaires pour se connecter aux sites de e-learning et pour utiliser les produits proposés. Une fois cette obligation remplie il reste la maîtrise de ces outils qui est loin d’être acquise pour tout utilisateur potentiel car, rappelons le, la vocation des sites et outils de e-learning est bien la formation à distance de personnes bien souvent dans un contexte professionnel. Or les connaissances techniques de ces utilisateurs sont à la fois inégales et conditionnées par l’activité professionnelle qui leur est propre.

Mohamed OUHMIMID

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Problèmes de développement de la formation en ligne

Les nouveaux médias ne suffiront pas seuls à résoudre les problèmes que rencontre la formation en ligne. Une réforme fondamentale du système d’éducation est requise, à laquelle on travaille déjà à l’échelle européenne.

Dans une communication définitive de la Commission des Communautés européennes sur le sujet, le Conseil européen et le Parlement européen ont arrêté un plan d’action. Le projet est devenu un site, eLearningEuropa présenté avec la pensée de la formation en ligne de demain.

D’autres plans d’actions sont mis en œuvre, dans le but qu’à la fin, la possibilité soit procurée à tous les élèves européens, d’acquérir une culture numérique, et que peu à peu, tous les enseignants puisse bénéficier d’une formation correspondante.

L’un des autres enjeux concerne chaque travailleur, dans le cadre de la formation permanente, afin qu’il puisse acquérir une culture numérique.

Contrairement à cette vue positive du développement de l’apprentissage en ligne, il existe d’autres pronostics. Ainsi, une étude de Matthias Horx au sujet d’Internet parle des conséquences néfastes de la complexité de l’Internet et prévoit, au cours des prochaines années une stagnation du développement de la formation en ligne. En effet, l’obstacle à une extension de masse semble être la complexité d’utilisation, la surcharge informationnelle subséquente. Nombre de ces technologies ne sont accessibles qu’à des personnes riches, cultivées et indépendantes.

Si ce pronostic devait se confirmer, alors, le marché des utilisateurs privés ne devrait pas se développer aussi rapidement que celui du domaine professionnel.

Dans la phase actuelle, les utilisateurs sont encore réservés et prennent seulement des enregistrements après des visites répétées d’un site d’apprentissage en ligne.

Les raisons invoquées sont surtout l’expérience manquant actuellement avec ce nouveau genre d’apprentissage, l’insécurité relative, le manque de contact et d’échange, ainsi que l’imprécision actuelle du secteur.

Plateformes d’apprentissage et de gestion de contenu représentent un coût monstrueux pour l’entreprise qui souhaite soigner leur mise en place. Cela fait beaucoup d’un seul coup, or si la formation des personnels peut aisément être sous-traitée en extérieur, ce n’est pas le cas de la gestion de contenu, lorsque l’information a un caractère stratégique. De plus, l’installation de telles plateformes implique des modifications à longue portée dans la structure de l’entreprise.

Seules les grandes entreprises peuvent acquérir, pour l’instant, à la fois des systèmes d’apprentissage en ligne et une solution de gestion de contenu. Les petites entreprises, doivent déjà faire l’acquisition d’FSA (Fournisseur de Services Applicatifs). Cela leur évite l’achat de l’infrastructure coûteuse.

Des problèmes apparaissent aussi encore lors d’opérations de transfert par l’intermédiaire d’Internet, certaines entreprises situées en zones non couvertes par le haut débit doivent faire des choix en ce qui concerne les images, la vidéo (résolution).

Bien que l’apprentissage en ligne soit à la mode, il faut rappeler que les plateformes d’apprentissage virtuelles ne remplacent jamais tout à fait l’enseignement de présence. Un nouveau mot apparaît ainsi l’apprentissage hybride qui combine des cours virtuels et des cours en présentiel.

Il semble cependant certain que l’évolution de notre société vers la société de l’information conduisent à de nouvelles exigences de perfectionnement tout au long de la vie, en matière de  développement personnel.

Une remise à neuf fondamentale du thème de la formation en ligne et des modalités de l’apprendre, doit permettre d’utiliser les nouvelles technologies et méthodes pour une contribution à la meilleure compréhension de cette thématique.

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Les conséquences du progrès technologique

Le progrès foudroyant de la technologie a des conséquences sur le secteur du logiciel : les cycles de vie des produits sont très courts. C’est une des causes du coût de fonctionnement de la formation en ligne, alors que l’on pourrait penser augmenter les marges, une fois le seuil critique atteint en clients apprenants.

Aujourd’hui, il faut prévoir que l’apprenant autant que l’enseignant puissent communiquer via leur plateforme, mais au moyen d’émetteurs récepteurs mobiles. Avec les technologies embarquées, c’est encore un intermédiaire en plus entre l’apprenant et le contenu ou l’enseignant. Tandis que le temps de développement diminue, la contrainte d’adaptation aux technologies devient plus pressante. La nécessité d’apprendre et d’acquérir des connaissances et savoirs s’éteint devant l’impératif d’assimilation des savoir-faire.

Ce sont encore les barbarismes Technology Based Learning (TBL), Telelearning ou elearning qui peuplent la littérature sur le sujet, traces laissées par des technologies qui ne sont chez nous encore qu’empruntées. Il serait si évident de traduire ces expressions dont tous les mots existent en français, mais ces technologies nous sont encore trop étrangères, et pour rendre cette altérité, il nous faut une langue étrangère.

L’enseignant opérant sur des médias électroniques, doit rendre le temps autrefois dédié à l’apprentissage à cette fin propre. L’utilisation et l’introduction de la technologie n’est pas la fin, mais un moyen. Il peut, en revanche, se réapprovisionner en combustible à médier relativement rapidement. Ainsi le perfectionnement continuel lié à la profession et à la base de celui-ci, trouverait sa destination.

Les capacités d’innovation de l’économie et également de l’entreprise particulière, le passage d’une économie de l’industrie à une société de l’information entraînent une explosion des savoirs à transmettre. Acquérir des connaissances techniques vastes est chronophage, cependant, ne pas actualiser son savoir-faire conduit à s’éloigner des besoins du marché, à se condamner au chômage. Toutefois, de même que certains rêvent à un développement économique ou écologique durable, d’autres se prêtent à imaginer un apprentissage de toujours. 

被責備的作家 

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Systèmes de présentation et nouveaux médias abordés et pondérés dans un nouveau contexte

L’introduction de nouveaux médias dans l’enseignement au milieu des années 80 a eu un certain impact sur les méthodes employées par les enseignants. Pourtant, à cette époque, il ne s’agissait alors que de médias comme les films, les séquences audiovisuelles.

On a ensuite commencé à informatiser les systèmes de présentation, le discours. Aujourd’hui l’apprentissage en ligne a une nouvelle importance. L’apprentissage en ligne est une manière d’enseigner basée sur des technologies, informatiques entre autres. 

Le rôle de l’enseignant n’est plus à jouer sur une scène, son rôle doit être redéfini. Möhrle parle également « d’apprentissage dans le changement » et du « changement de l’apprentissage ». Lui aussi est convaincu que les nouvelles technologies de l’information et de la communication modifient les principes de l’enseignement et de l’apprentissage.

Elliott Masie (The Masie Center), lors d’une conférence à Atlanta en 2000, sur le futur de l’apprentissage en ligne, pronostique même que le mode de diffusion aura bientôt plus d’importance que le contenu véhiculé. Pour lui, tout enseignement a vocation à être véhiculé par l’Internet et l’outil informatique. 

Ainsi, l’enseignement reste contenu momentanément encore, tandis que l’apprentissage en ligne n’est encore que dans sa phase initiale. La méthode d’apprentissage est influencée par différents facteurs.

Le jargon spécialisé américain prédomine actuellement dans les désignations, du elearning, ou e-learning, avec ou sans majuscule, aux Computer Based Training (CBT), Learning Management System (LMS), Virtual Classroom nous plongeant dans le monde des Web Based quelque chose, etc.. Les mots incompréhensibles font toujours plus savants.

Finalement, pourquoi ne pas prendre des noms japonais, ou même des Telelernen, des LernCDROM, des Дистанционное образование, des компьютер базировал обучение, pour parler de элернинг, somme toute, d’訓練在線 ? Vous ne comprenez rien ? Vos lecteurs non plus. Cela reflète probablement la complexité du métier d’enseignant aujourd’hui. La technologie omniprésente efface le sens véhiculé par le contenu. Elle multiplie le nombre d’intermédiaires entre le contenu et l’apprenant. Que dire des systèmes d’évaluation nouveaux ? Tenez, comment pouvez-vous être certain que ce texte est bien de moi ?

Alors qu’elle rend la lecture et l’écriture bien plus difficiles, la technologie facilite, en revanche, la publication, la diffusion et la reproduction. Il faut s’attendre à des problèmes nouveaux. Ainsi, l’on peut produire et publier, sans avoir ni lu ni écrit, et avec une très bonne cadence. Des outils de traitement automatique de la langue (sur le marché libre) permettent d’apporter quelques modifications rendant le texte d’origine méconnaissable, tant il y a de sources similaires aujourd’hui. Il suffit ensuite de lui donner une touche personnelle.

Alors, devons nous faire le procès de la technologie ? Dans certaines sociétés, l’on reproche aux occidentaux de causer des dysfonctionnements en intégrant des techniques nouvelles trop rapidement. Il semble que l’on puisse faire le même constat dans l’enseignement. Les acteurs de l’éducation n’ont pas le temps de s’approprier une technologie, que déjà en apparaît une nouvelle. Le temps passé à concevoir des séquences pédagogiques combinant l’utilisation de cette nouvelle technologie, parfois, sans nécessité aucune, avec la médiation d’un contenu, fait souvent oublier le problème de l’évaluation. Celle-ci doit être repensée en fonction de cette nouvelle technologie et de toutes celles à disposition de l’apprenant. Ainsi faudrait-il se demander comment différencier l’utilisation et l’appropriation par l’apprenant de la technologie de celle du contenu. Pour éviter des pertes de temps monstrueuses, ne cherchez pas à retrouver un texte d’origine à celui-ci, mais je vous laisse dans le doute.

Il fut un temps, au Moyen Age, où l’oeuvre originale était suspecte, tandis que la reproduction inexacte avait toujours bien plus de valeur, la citation de la source réelle n’était nullement nécessaire. Il fallait respecter un protocole de discours et que ce discours ait un air de déjà entendu. Il semble que ce temps soit revenu, avec toutefois une différence notoire, à l’époque, la technologie médiatisante faisant défaut, pour la copie, il fallait écrire et pour la production audio, il fallait connaître le contenu par coeur.

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L’adaptation de la formation aux nouvelles technologies éducatives

La situation pédagogique concernant les formations ouvertes à distance amène l’ensemble des acteurs, responsables, formateur ou apprenant, à agir autrement dans le processus de formation.

Pour atteindre une pédagogique efficace, il faut mettre en œuvre les mêmes facteurs que ceux que l’on rencontre dans une formation classique. Dans le cas où le formateur est livré à lui-même dans sa classe face à ses aprenants, les autres interventions sont nécessaires dans la formation à distance.

Prenons l’exemple de l’ingénierie pédagogique. Cette composante de la formation fera particulièrement attention :

  • au ciblage précis des besoins, aux objectifs généraux et au parcours de formation, dans lequel des objectifs intermédiaires seront mis en place,
  • à la clareté des objectifs. Dans une formation en présentiel, il est possible de faire des mises au point en début ou en cours de séance, les apprenants peuvent même vous interrompre pendant le déroulement de la séance, mais dans une formation ouverte et à distance médiatisée, les objectifs doivent être ciblés et ordonnés de manière rigoureuse. En effet, la formation à distance ne peut pas tolérer d’approximation, autrement le contenu se dégrade rapidement et les apprenants perdent la motivation.

Les autres aspects auxquels l’ingénierie pédagogique veillera sont :

  • l’organisation de l’alternance entre situation de formation et situation de travail,
  • le rythme imposé par les séquences pédagogiques et leur durée,
  • l’évaluation régulière des acquis, avant, pendant et en fin de parcours d’apprentissage.

Le positionnement des apprenants en début de parcours est nécessaire pour connaître leurs besoins et pour répartir les classes virtuelles de manière homogène.

Le positionnement pourra être complété par un dispositif d’évaluation, qui peut être simple, pour que l’apprenant se rende compte de ses acquis et pour que le formateur prépare ses prochains cours en fonction de la situation.

Esengül DOGAN

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L’apprentissage assisté par ordinateur – L’ordinateur moniteur entraîneur, d’inspiration constructiviste

Ou l’histoire de la machine qui voulait enseigner, épisode 3…

D’inspiration constructiviste, dans le sens où l’apprenant devient acteur de son apprentissage, et ne subit plus seulement. Ce modèle intervient en réaction aux modèles précédents, où l’apprenant est passif. Jean Piaget, le père fondateur de l’école constructiviste, influence ainsi Seymour Papert dans sa conception de l’éducation. L’ordinateur endosse le rôle d’ordinateur enseigné, dans le sens où c’est l’apprenant qui programme l’ordinateur, au lieu d’être programmé par lui. Ici, l’engagement de l’enseignant est accru, puisqu’il doit enseigner la programmation à ses élèves.

logofondation.jpgC’est dans cette optique que Seymour Papert a donné naissance au langage de programmation Logo en 1966 et à la fameuse tortue. Il s’agissait, pour les enfants de donner des instructions en Logo pour que la tortue se déplace. L’objectif était de permettre aux enfants d’être des utilisateurs éveillés des outils technologiques. Il s’agit de les encourager à explorer, apprendre et réfléchir. Logo est censé apprendre à apprendre, de même qu’il favorise le développement de la réflexion formelle ainsi que la résolution de problèmes. Logo permet bien entendu de se lancer dans la programmation à un niveau plus élevé, il ne s’agit pas seulement d’animer une tortue. En plus de l’aspect programmation, il se prête bien à l’apprentissage de disciplines telles que la physique, les mathématiques, le graphisme, la robotique, le multimédia.
La petite tortue est donc devenue une référence pour ce qui est de l’apprentissage assisté par ordinateur.
Emilie Caudrelier

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L’apprentissage assisté par ordinateur – le modèle de l’ordinateur-tuteur

Ou l’histoire de la machine qui voulait enseigner, épisode 2

Les ordinateurs-tuteurs, appelés aussi machines à enseigner, font partie de la même famille que les exerciseurs. Toutefois, ils se distinguent par une représentation du dialogue mieux adaptée ainsi que par une interactivité apprenant/machine mieux implantée. De même, certains tutoriels disposent de scénarios qui laissent la part belle à l’enseignant, s’il veut intervenir. Ils n’ont pas pour but l’apprentissage par cœur, la digestion d’une matière, non, ils visent plutôt le développement de l’intelligence par le biais d’une découverte guidée.

Un bon tutoriel doit disposer de certaines caractéristiques, comme par exemple, le contrôle de l’usager, qui doit pouvoir intervenir à tout moment, soit pour revenir en arrière, ou arrêter. Il doit aussi laisser à l’usager une certaine marge d’expression et offrir un feedback moins frustrant pour lui que le traditionnel « essaie encore ». De même, un bon tutoriel doit pouvoir offrir à l’apprenant la possibilité de s’évaluer en ligne, ainsi qu’il doit garder une trace du parcours de l’apprenant, de ses évaluations.

Le tutoriel peut se substituer à l’enseignant dans certains cas, bien particuliers :

  • Dans le cadre d’une révision autonome, où l’apprenant a la possibilité de revoir la matière à son rythme pour mieux l’assimiler, après, donc, une intervention d’un enseignant
  • Dans le cadre d’une stratégie d’apprentissage propre à l’apprenant. C’est à dire qu’il aurait la possibilité via un tutoriel de se constituer un certain bagage de connaissances, et ce à son rythme, avant de débuter un cours, par exemple

On voit donc que ces utilisations où l’enseignant n’intervient pas se font tout de même en complément d’un cours en présentiel.
Certains tutoriels proposent des simulations. Cette dimension est très attractive pour l’apprenant, et même si cela ne vaut pas la réalité, elle comporte bien des avantage :

  • Celui-là même de simuler la réalité quand celle-ci n’est pas accessible : par exemple, des simulations de tremblement de terre, de vie sous une autre époque, de dissections d’animaux dans des endroits où la loi interdit ces pratiques.
  • C’est souvent moins coûteux que des expériences « réelles ».
  • Par le biais de certaines mises en situation, les simulations peuvent provoquer des situations de coopérations entre les apprenants.

Il existe également des tutoriels de jeux. Ils remplacent généralement les exercices, et peuvent être assimilés pour les apprenants à des récompenses. Ils créent des conditions de stimulation et de compétition. Toutefois, il faut que les jeux soient dosés convenablement ; Il existe une frontière entre jeux et apprentissage, et les apprenants risquent de ne plus la distinguer clairement.

Quand la philosophie s’en mêle…

L’ordinateur tuteur est également appelé ordinateur socratique, en référence à l’heuristique et au principe de la découverte guidée. En effet, à l’Université de l’Illinois, au début des années 60 est mis en place un système appelé SOCRATES (System for Organizing Content to Review And Teach Educational Subjects). Il s’agissait en fait d’un dialogue entre un élève et un ordinateur auquel étaient reliés une douzaine de postes. Le dialogue était organisé sur le mode socratique, d’après un système de questions-réponses. Peu de temps après lui succéda PLATO (Programmed Logic for Automated Teaching Operations). Il s’agissait ici de relier 25 terminaux à un ordinateur ainsi qu’à un dispositif qui permettait d’afficher des diapositives graphiques. Au début, cela servait à afficher des exercices répétitifs. Puis, la technologie aidant, grâce à l’arrivée de Control Data 1604, il a été possible de diffuser simulations et tutoriels, qui sont devenus de plus en plus sophistiqués notamment grâce au langage-auteur TUTOR. Plato s’est répandu dans toute l’Amérique du Nord, ainsi qu’en Europe. En 1982, des logiciels de type Plato furent lisibles sur micro-ordinateurs, et Tutor est devenu Enbasic, puis Tencore.

Voilà pour la petite histoire, qui, bien évidemment ne s’arrête pas là…

Emilie Caudrelier

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