Etudiants

REPONSES D’EMILIE CAUDRELIER AUX QUESTIONS « ETUDIANTS »

1- Que signifie pour vous le rapid e-learning

Le rapid e-learning est un moyen facile de diffuser du contenu en ligne, en l’agrémentant de multimédia. Convertir des présentations powerpoint en flash, par exemple. 

2- Quelle différence majeure y voyez-vous avec le e-learning

Le e-learning représente à mes yeux tout un module de formation à distance, tutorat et suivi compris. Pour moi, le rapid e-learning est plus adapté aux entreprises pour des présentations, qu’à l’autoformation, et donc à des fins pédagogiques. Le rapid e-learning se focalise plus sur le contenu. 
3- Quelle expérience avez-vous de la FOAD (Formation Ouverte à Distance), de manière générale ? 

Aucune, si ce n’est des informations apprises en cours, ou lors du projet Rel-Zone. 

4- Pouvez-vous dire quelles leçons vous en avez tiré ? Quels sont les points positifs et négatifs de la FOAD comparée à un enseignement plus traditionnel ? 

A cette question, je ne pourrais pas répondre d’un point de vue pratique, n’ayant jamais fait l’expérience de la FOAD. 
5- Quelles améliorations peut-on apporter à la FOAD et au rapid e-learning émergeant ? 

En ce qui concerne la FOAD, je ne peux pas vraiment me prononcer. En ce qui s’agit du rapid e-learning, pour moi, il s’agit plus d’une question d’usages. Et donc, se centrer plus sur une utilisation du rel comme outil d’entreprise que comme instrument de formation. 
6- L’Union européenne préconise la lutte contre « l’illettrisme numérique » par l’utilisation massive des TIC au sein des établissements d’enseignement.
- Etes-vous d’accord avec cette expression ?
- Pensez vous que les TIC puissent se substituer aux méthodes d’enseignement traditionnelles ? 

Il est important à mes yeux que les enfants soient formés aux TIC en établissements scolaires, de sorte à être compétitif dans la société actuelle. Il est vrai qu’il peut vite se dessiner une « fracture » entre ceux qui les maîtrisent et les autres . En cela je suis d’accord avec cette expression. Toutefois, il faudrait voir à ne pas se tromper d’objectif. Dans certains cas, il serait bon de pallier à l’illettrisme tout court… Question de priorités… 

Et non je ne pense pas que les TIC peuvent se substituer à des cours en présentiel, à moins de cas particuliers, comme des reprises de cours par des élèves très motivés, et par le biais d’outils très performants et adaptés. 
7- Certaines opérations chirurgicales sont filmées et retransmises en direct des universités et suivies par des étudiants dans un but pédagogique. Où se situe, selon vous, la limite entre un apprentissage utile et ce qui peut être qualifié d’optionnel ? 

Je ne sais que répondre à cette question, à vrai dire… 

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4- Quels sont les points positifs et négatifs de la FOAD comparée à un enseignement plus traditionnel ?

Dans l’enseignement traditionnel, l’enseignant a à sa disposition toute une gestuelle (les Italiens sont probablement plus forts dans ce domaine) pour expliciter son discours, or ce langage de la présence humaine ne me semble pas être « transcriptible » sur un support quelconque, excepté à en faire un film, mais comme tout film, on préfèrera le voir sur grand écran.

Par ailleurs, l’enseignant qui suit des élèves en « présentiel » apprend à les connaître, me semble-t-il, alors que dans le cadre d’une formation à distance (pour le CNED, par exemple, mais pas pour l’Enseignement À Distance de la Communauté Française de Belgique), l’élève a, pour une seule et même matière, de multiples interlocuteurs (un responsable pédagogique, une secrétaire pédagogique, un ou plusieurs correcteurs et parfois un enseignant).

Dans la formation à distance, l’élève peut avancer à son rythme, et ce rythme peut varier selon la partie du cours qu’il étudie. Le rythme est en général moins soutenu, mais plus régulier. Les coupures ne sont jamais longues, ce qui permet en définitive, de progresser plus rapidement. Par exemple, dans le cadre de l’apprentissage d’une langue étrangère, les coupures sont très néfastes et la régularité de la pratique, même légère, très payante. Par ailleurs, l’enseignement à distance offre l’avantage de fournir à l’élève quantité de supports audio dont il ne dispose pas dans l’enseignement traditionnel. Ces supports peuvent être utilisés et réutilisés à souhait, permettant à l’oreille de se faire à la musique d’une langue, de reconnaître les unités lexicales prononcées, etc..

La formation à distance me semble donc permettre un apprentissage plus personnalisé, et parfois plus performant. Toutefois, dans la mesure où elle intéresse moins de monde, entre autres car elle demande plus de volonté de la part de l’apprenant, elle est loin de couvrir l’ensemble des sujets traités par l’enseignement traditionnel. On entre là dans des problèmes de coût. Une formation à distance de niveau universitaire coûte très cher à l’apprenant (en France), alors que très souvent le coût en termes d’ « auteurs enseignants » n’est pas pris en compte.

Cette appellation d’« auteurs enseignants » met en évidence une autre des particularités de la formation à distance. Le support de cours fourni par celui-ci est très travaillé, très structuré, si bien qu’il devient un document souvent édité sous format papier ensuite (d’où un partenariat entre le CNED et de nombreux éditeurs, tels que Foucher, Vuibert, La Documentation Française, les éditions du CNFPT, etc.). L’élève du secondaire inscrit dans une formation à distance dispose donc à son domicile, d’un support didactique, pour autodidactes, permettant un entraînement en autonomie, une lecture suivie, et offrant une ressource structurée dans laquelle la recherche d’information est aisée. En revanche, le manuel traditionnel de l’élève inscrit dans une formation en « présentiel » est inutilisable pour la recherche d’information en autodidacte, car il est destiné à servir de support pendant le cours. Les exercices ne sont pas corrigés, pour que seul l’enseignant (ou les parents) puissent en donner la correction. Le manuel pose des questions sans jamais y répondre et mélange les documents sources, destinés à servir d’exemples à commenter, avec les synthèses et interrogations, tant et si bien, qu’en général les enfants ne l’utilisent pas sans injonction de l’enseignant et lui préfèrent le documentaire jeunesse.

Il faut ici spécifier que ces réflexions ne sont pas valables pour ces formes d’enseignement dans d’autres pays. Pendant une courte période, j’ai suivi en 1987, un enseignement en Allemagne, en allemand, dans une classe scientifique (l’équivalent d’une première). Nous devions lire des corpus de textes, des ouvrages, manuels. Pour chaque leçon, nous avions des textes à lire dans nos manuels. Pendant le cours, l’enseignant animait un débat sur le sujet prévu à l’agenda, personne ne notait rien (nous n’avions que des cahiers très minces de 24 pages, à minuscules carreaux, pour respecter l’environnement et il était très mal vu de gaspiller des feuilles). À la fin du cours, nous devions écrire une synthèse, de mémoire, et la rendre. Dans certains cours, on nous faisait prendre en notes une synthèse. Pour chacun des cours, l’élève devait se baser sur son manuel. Ainsi, personne ne perdait du temps à gribouiller à une vitesse effroyable des choses illisibles sur son cahier. Surtout, il y avait énormément de temps consacré à la réflexion sur nos lectures, aux questions que nous pouvions nous poser. Les séances d’exercices, en revanche, donnaient lieu à de l’encrage de papier. Les manuels, bien évidemment, étaient construits différemment.

Un autre des points que je voudrais aborder sur ce sujet, concerne l’introduction de nouveaux médias dans l’enseignement. J’ai particulièrement apprécié, lorsque j’étais inscrite au télé-enseignement universitaire, les cours radiophoniques. Je doute d’avoir pu les capter si j’avais résidé à plusieurs milliers de kilomètres. La chaleur d’une voix bien posée, la structuration par les questions du journaliste, la possibilité d’intervenir en direct, ou en différé, sont autant d’éléments qui s’ajoutent au fait que les spécialistes des émissions radio savent très bien comment préparer une intervention orale. L’enseignant bénéficie de leurs compétences en matière de modulation de la voix et du son empruntées sans doute au monde du théâtre, les pauses sont calculées, prévues. Tout se déroule comme si l’enseignant suivait un scénario vocal, car nous, nous le percevons ce scénario. Le cours de l’enseignant est ainsi mis en scène, et l’enseignant en est lui-même acteur. C’est bien l’inverse de ce que l’on voit en université, quand un enseignant se cache sous sa présentation projetée (cette affirmation ne prétend pas juger du contenu scientifique de la présentation).

En conclusion, on peut se demander si la formation à distance ne bénéficie pas du fait qu’elle recrute sur des critères à dominante pédagogique (souvent parmi des enseignants déjà en poste dans l’enseignement traditionnel), alors que le recrutement pour l’enseignement traditionnel, en milieu universitaire, par exemple, se fait sur des critères plus scientifiques (nombre de publications, par exemple). Ainsi, la formation à distance récolterait-elle le meilleur du corps enseignant ?

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Questionnaire

 

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3- Quelle expérience avez-vous de la FOAD (Formation Ouverte à Distance), de manière générale ?

J’ai une grande expérience de la formation à distance, en tant qu’élève du primaire, du secondaire, puis en tant qu’étudiante salariée.

J’ai appris à lire dans une école flamande au Zaïre, dans laquelle, très vite, je n’ai plus pu me rendre à cause d’actions de rebellion, puis de la guerre. Pendant un an et demi, j’ai suivi chez une amie, avec une dizaine d’autres enfants, les cours de français et de calcul que celle-ci recevait de Belgique. Sa mère nous expliquait les consignes, et c’était pour nous un jeu de calculer avec les réglettes, ou d’arriver à déchiffrer, puis lire les histoires. Il n’était pas question d’envoyer des devoirs à la correction. Les cours n’arrivaient pas régulièrement et nous avions des vacances improvisées. La poste rythmait nos semaines. On ne travaillait que le matin, pour que ce soit comme à l’école.

Ensuite, après le rapatriement, mes soeurs et moi sommes arrivées au Maroc, où l’une de mes soeurs et moi avons été inscrites à un cours à distance français, car nous ne pouvions prendre une année en cours, avec un niveau non attesté. Malheureusement, si les cours sont bien arrivés, ils nécessitaient des manuels bien précis, des ouvrages en accompagnement, qu’il a été impossible à ma famille de trouver alors au Maroc et qui ne pouvaient être achetés par l’intermédiaire de l’organisme national français. Nous ne disposions pas alors, de connaissances en France, pour nous les faire envoyer.

Ensuite, nous avons été placées dans des familles d’accueil en France, pour suivre une scolarité normale. Cependant, pour rattraper le retard par rapport aux niveaux dans lesquels nous avions été insérées (en fait, il s’agissait plus d’un décalage dû à la différence des programmes, en calcul, et en lecture, nous étions en avance, mais en histoire, et en écriture, nous étions en retard), un service confessionnel nous a apporté un soutien scolaire à distance (les supports arrivaient trimestriellement).

Deux années plus tard, nous avons quitté ces lieux pour arriver dans un endroit où nous n’avions pas d’adresse, et où nous avons fréquenté une mission religieuse, dans laquelle pour certains cours, une inscription collective à ce même organisme français était prise. C’était gratuit. Nous étions encadrés à la mission.

Quelques années plus tard, au lycée, j’ai suivi des cours de langues étrangères par correspondance, parce que dans l’endroit assez isolé où nous nous trouvions, il n’y avait pas de choix. Nous avons rencontré le même problème, pour le manuel, qui n’était pas disponible là où nous habitions. Les envois étaient composés également de cassettes, et nous avions dû faire l’achat d’un lecteur de cassettes, qui entra dans nos vies comme un appareil aussi important que la radio. J’ai pu renvoyer régulièrement des devoirs à la correction, car le support contenait un cours et pas seulement des exercices. Au baccalauréat, j’ai eu de bonnes notes en langues étrangères, donc ce système me semble avoir fonctionné.

Ensuite, j’ai été envoyée en internat international pour passer le baccalauréat scientifique, je suivais une partie des cours en présentiel (les sciences, mais en anglais), une autre à distance (ceux de langues et d’histoire, en français). J’ai échoué, mais comme je l’ai dit plus haut, j’avais de bonnes notes dans les matières littéraires, donc suivies en enseignement à distance.

Par la suite, arrivée en France en tant que jeune fille au pair, j’ai suivi un enseignement à distance complet (de terminale B) pour passer un tout autre baccalauréat, que j’ai eu sans encombre.

Enfin, après avoir d’abord travaillé, j’ai commencé des études en parallèle et par nécessité, j’ai cherché l’appui du télé-enseignement universitaire. Là, j’ai rencontré un nouveau problème : la difficulté de trouver un cours correspondant exactement à l’un de ceux du programme auquel j’étais inscrite en « présentiel ». La solution aurait peut-être été de m’inscrire dans l’université dispensant la formation à distance, mais le tout revenait déjà bien trop cher, sans penser en plus à assumer des frais de déplacement et de logement pour aller passer des examens en sessions de 2 semaines, loin de mon domicile.

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Questionnaire

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Questionnaire et témoignage de Farida, anciennement au SEAD de Lille

1-Connaissez-vous le rapid e-learning ?

Non.

2-Avez-vous entendu parlé du e learning ?

Oui, plus ou moins. Je crois que c’est l’apprentissage via le net, cela se pratique de plus en plus.

3-Qu’en pensez-vous ?

A priori, je n’ai rien contre. Ce qui compte, c’est la façon dont on l’utilise, dont il nous est présenté. Je pense que dans certains cas, il peut être très utile, surtout si l’on est loin de son lieu d’études. En ce qui me concerne, comme je travaillais et que j’étais en double cursus, j’étais inscrite au téléenseignement de Lille3.

4-Avez-vous déjà suivi des visioconférences ?

Oui, quand je faisais des études d’anglais. On visionnait des cours ou des reportages dans les salles de visioconférence de l’université, notamment avec les assistants qui venaient de l’étranger. Mais, j’empruntais aussi des cassettes que je visionnais au Cavul. Ce que j’aimais aussi regarder régulièrement, c’était les « amphis de la cinquième ». Je trouvais cela très pédagogique, avec un contenu tout aussi intéressant. L’avantage de ce type de cours est que l’on a l’impression de le manier : on peut le gérer et l’adapter à son rythme. On se sent maître de son apprentissage, on est moins stressés. L’envers du décor est que l’on est seul et que si l’on se pose des questions, on ne peut pas les soumettre à l’enseignant. Mais pour moi, ce n’était pas gênant puisque le travail seule ne m’a jamais dérangée.

5- Dans votre pratique de la FOAD, avez-vous suivi des cours radiophoniques ?

Tout d’abord, je tiens à dire que la méthode radiophonique est aussi en usage dans l’apprentissage des langues, notamment en complément de certains livres. Dans ce contexte, oui, je l’ai déjà utilisée. Autre chose : quand nous avions des cours de phonétique ou que nous étions en travaux pratiques avec des assistants étrangers, le support radio était utilisé. Ce qui est logique puisqu’une langue doit tout d’abord être parlée, et pour la parler, il faut en maîtriser la prononciation ! Il s’agissait de répéter des mots ou des phrases et après l’écoute, on devait s’enregistrer.

6- quelle différence voyez-vous entre la FOAD et un cours traditionnel avec un enseignant ?

Comme je l’ai déjà dit avant, c’est l’enseignant lui-même, d’une part. Il n’est pas là pour nous suivre et quand on a une question, cela devient plus compliqué ! Au téléenseignement, il fallait la noter, par exemple, dans la copie que nous renvoyions pour correction. Il fallait attendre plusieurs jours avant d’avoir une réponse, que nous pouvions, par ailleurs, obtenir autrement entre temps. En cours traditionnel, c’est plus rapide : il suffit de poser la questions et la réponse nous est donnée de manière expresse. Je crois que la différence réside dans la spontanéité. Par contre, l’avantage avec le téléenseignement est que les cours sont complets et très bien faits, avec des références bibliographiques, alors qu’en cours traditionnel, nous devions nous contenter d’une prise de notes rapides. Nous n’avions que l’heure de cours pour avoir la leçon, alors qu’à distance, on gère notre temps comme on l’entend et on peut lire et relire le cours dès qu’on le décide. Il n’ y a pas de contraintes d’horaires.

7-Que préférez-vous, le cours en ligne ou la FOAD ?

Voyez-vous, je travaille en Grande-Bretagne et je prépare un master Lettres à Grenoble via le service de téléenseignement : dans mon cas le cours en ligne est de loin le meilleur ! Je dois attendre l’arrivée des cours plusieurs jours, voire plusieurs semaines, ce n’est pas évident. De plus, quand j’étais au SEAD de Lille, il fallait attendre aussi longtemps. Une fois, j’ai même reçu les cours de toutes les matières où j’étais inscrite en fin de semestre. En ligne, cela n’aurait posé aucun problème et le gain de temps aurait été énorme.

Propos recueillis par Hayat Benaissa

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Témoignage de Sabine, anciennement au SEAD de Lille

1-Connaissez-vous le rapid e-learning ?
Non.

2-Avez-vous entendu parlé du e-learning ?

Oui.

3-Qu’en pensez-vous ?

S’il s’agit de ce que l’on appelle l’apprentissage en ligne, je préfère le document papier tels que les livres ou les cours, que lire en ligne ; c’est beaucoup plus commode et plus agréable.

4-Avez-vous déjà suivi des visioconférences ?

Oui, sur mon ordinateur. Mais là encore, je trouve que c’est déplaisant car cela donne une fenêtre de 10 centimètres sur mon écran alors que la visioconférence représente en principe quelque chose qui mesure dix mètres de large. De plus, le son n’est pas bon, j’en garde un assez mauvais souvenir.

5- Dans votre pratique de la FOAD, avez-vous suivi des cours radiophoniques ?

Oui, oui ! Et en général, c’est plutôt agréable surtout que c’est en temps réel. Il s’agissait d’écouter des émissions retransmises à la radio où nous avions la possibilité de poser des questions en direct. On nous donnait une fréquence ainsi qu’un horaire précis. Plus tard, l’émission était rediffusée et nous pouvions l’écouter à nouveau. La différence entre la visio et la radio est que dans cette dernière le cours est bien préparé. L’orateur parle lentement : il articule bien. Le sujet est bien préparé, en fait, c’est comme une émission type France culture. J’ajouterai que c’est bien minuté.

La conférence n’est pas donnée dans le but d’être retransmise, et c’est ce qui fait la différence. Le problème des NTIC dans la FOAD est que l’on veut produire deux ou trois supports d’informations pour un même cours. En fait, il faudrait adapter le cours au support de diffusion utilisé.

6- quelle différence voyez-vous entre la FOAD et un cours traditionnel avec un enseignant ?

Dans le cadre de la FOAD, on n’est pas dans une salle avec des étudiants à qui on peut poser des questions si l’on a mal suivi, ou directement à l’enseignant. Il faut prévoir ses questions et trouver un moyen pour les poser. En fait, on est assez isolé. A l’inverse, l’avantage de la FOAD est que l’on peut travailler à son rythme, ce qui n’est pas le cas en présentiel où il faut suivre au même rythme que les autres. De plus, même en présentiel, le professeur n’est pas forcément disponible. Donc, cela revient au même, ou presque.

Personnellement, je préfère la FOAD : c’est moins stressant, il n’y a pas d’étudiants qui se moquent de vous si vous posez une question. On peut aussi prendre de meilleures notes, puisque le cours est donné dans son intégralité. Autre point : cela oblige le professeur à bien structurer son cours, ce qui n’est pas toujours le cas en présentiel. En FOAD, il n’ y a pas le problème des cours qui sont donnés à la va-vite.

De plus, en FOAD, l’étudiant a davantage l’occasion de réfléchir. L’enseignant intervenant en FOAD s’adapte aux techniques radiophoniques ; il est beaucoup plus lent dans son élocution, donc plus intelligible, ce qui est remarquable dans le cas des matières littéraires. Contrairement aux matières scientifiques, où le professeur structure son cours et doit tout noter sur le tableau. Nous avons toujours, par exemple, l’image du savant qui noircit son tableau de formules et de calculs !

7-Que préférez-vous, le cours en ligne ou la FOAD ?

D’emblée, je dirais le cours envoyé en ligne pour des raisons pratiques : on le reçoit très rapidement, on peut le travailler tout de suite et envoyer les exercices tout aussi rapidement à l’enseignant, contrairement aux cours envoyés par courrier, qui sont souvent lourds, et dont l’acheminement est lent. J’ai le souvenir de cours du CNED que je recevais au bout de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, ce qui me prenait d’autant plus de temps à renvoyer les exercices une fois qu’ils étaient effectués. En fait, cela entrave l’apprentissage de l’élève et l’empêche de travailler de façon régulière. Toutefois, je persiste à préférer la lecture sur support papier.

Propos recueillis par Hayat Benaissa

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2- Quelle différence majeure y voyez-vous avec le e-learning ?

Les termes anglais semblent extrêmement proches, l’un semble plus rapide que l’autre.

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Questionnaire

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1- Que signifie pour vous le rapid e-learning ?

A priori, cela ne signifie pas grand chose.
La langue anglaise n’est pas ma langue maternelle, j’ai donc tendance à traduire et en traduction, cela donnerait « apprentissage en ligne rapide ».

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Questionnaire

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Quelques questions pour tous

Voici un ensemble de questions variées, votre avis nous intéresse. Vous pouvez répondre à tout ou partie des questions.

1- Que signifie pour vous le rapid e-learning ?
2- Quelle différence majeure y voyez-vous avec le e-learning ?
3- Quelle expérience avez-vous de la FOAD (Formation Ouverte à Distance), de manière générale ?
4- Pouvez-vous dire quelles leçons vous en avez tiré ? Quels sont les points positifs et négatifs de la FOAD comparée à un enseignement plus traditionnel ?
5- Quelles améliorations peut-on apporter à la FOAD et au rapid e-learning émergeant ?
6- L’Union européenne préconise la lutte contre « l’illétrisme numérique » par l’utilisation massive des TIC au sein des établissements d’enseignement.
- Etes-vous d’accord avec cette expression ?
- Pensez vous que les TIC puissent se substituer aux méthodes d’enseignement traditionnelles ?
7- Certaines opérations chirurgicales sont filmées et retransmises en direct des universités et suivies par des étudiants dans un but pédagogique. Où se situe, selon vous, la limite entre un apprentissage utile et ce qui peut être qualifié d’optionnel ?

Hayat Benaissa, 02/03/2006.

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