Actualité du REL

Conférence francophone : RIMA sur le e-portfolio

RIMA 2006: rassemblement sur le e-portfolio au Château Frontenac du 10 au 12 avril 2006 à Québec.

Après vous avoir parler dans des comptes-rendus du dernier rassemblement RIMA 2004(Rencontres Internationales du Multimédia d’Apprentissage) dans l’article « Web réalité : RIMA« , voici une nouvelle session, qui aura lieu au Québec.
« Cette première conférence francophone est une opportunité unique d’explorer comment, au-delà de la dimension technologique, le portfolio numérique devient un outil de transformation de nos pratiques en nous donnant la capacité de nous centrer enfin sur les besoins de la personne et non sur les seules institutions ». Guy Fortier co-responsable de ce rassemblement.

Conférence et rassemblement sur les portfolios numériques au service de la valorisation des personnes.

Partenaires de la conférence :

- ElfEL (European Institute for e-Leanring)

- La Chambre de Commerce du Québec

- Le groupe Perspective (Ressources Humaines au Québec)

- Opossum (Apprentissage et nouvelles technologies)

Cécile Kubek

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WebRéalité : RIMA

Résumé extrait de l’article d’Audrey Miller (voir l’article)

Distinction entre « bureau » et « cartable » électronique.

Le premier est l’environnement de travail et le second est l’outil qui est « utile », qui sert à collecter les données, c’est plutôt un entrepôt des données personnelles de l’élève qui le suit durant toute sa scolarité. Ils ont fait de ce cartable virtuel le coeur des environnements numériques de travail. Le cartable n’est pas un portfolio, mais un espace strictement personnel de l’élève qui a vocation à le rester. S’il doit y avoir partage, cela se fait sur un support différent. Il fait partie de quelque chose de plus grand qu’est l’espace numérique de travail (ENT). Ces espaces doivent être aménagés à plusieurs niveaux et par plusieurs acteurs, dont bien sûr les enseignants.

Le bureau, par définition, est plus administratif. Jusqu’à récemment, c’était seulement à l’intérieur de l’établissement que l’on pouvait accéder aux contenus. Actuellement, ils sont dans la mise en place d’un nouveau modèle électronique. Il y a beaucoup de discussions pour savoir comment le financement se fera.

Expérience
Dans les Bouches-du-Rhône où la communauté a accepté de donner 15 Euros par élève. Christian Martel1, de la région de la Savoie, lui expérimente les « cartables électroniques ». En gros, ils se proposent de fournir à chaque élève un cartable électronique.
Les outils
La société Sypecom : Collaba.
C’est un portail authentifié pour les écoles qui comprend une boîte aux lettres, un agenda, une liste de contacts, un espace pour stocker des fichiers, une section dédiée au portfolio électronique, un assistant de publication Web et de nombreuses possibilités de personnalisation. Il offre aussi des outils de collaboration comme un forum, une fonction appelée « médialogue » (clavardage + tableau blanc + navigateur multimédia partagé format Web), organisateur de signets, outils scolaires (services externes comme Tap’Touche en ligne).
L’avantage d’un portail comme Collaba est qu’il se présente comme une coquille avec plusieurs outils qui sont fournis.

Durant les RIMA2 :
Notion d’espaces numériques de travail (ou portails éducatifs), dont le but est de favoriser les échanges virtuels à l’école sur des plate-formes numériques. 3


Arguments pour les TIC :
- modification de la relation à l’espace ;
- lien entre l’école et le domicile ;
- permet de mettre à la disposition de l’élève d’autres outils qu’on ne peut avoir avec le manuel ;
- mise à jour plus aisée, capacité de stockage quasi-illimité ;
- réappropriation aisée des contenus (copier-coller) ;
- adaptabilité au rythme de l’élève ;
- possibilité de paramétrer (pour être plus proche de l’environnement des élèves et des profs) ; – production mutualisée envisageable (équipe d’enseignants et d’éditeurs) ;
- coût de diffusion très faible.

Limites :
- il faut disposer du matériel pour les lire ;
- coûts d’accessibilité importants ;
- risque d’excès d’information ;
- problème de la mise à jour et du manque de recul (on ne peut pas tout changer en permanence) ;
- coût de production important ;
- droits d’auteurs plus complexes ;
- tendance vers la culture du copier-coller.

Deux gros projets en France :
- ENS (Espaces numériques de savoir)
Comme dans le Maine, les Bouches du Rhône participent à un programme de distribution d’ordinateurs portables : le projet Ordina 13. À la suite du ENS, des regroupements d’éditeurs se sont formés, le CNS (Canal numérique des savoirs) et KNE (Kiosque numérique pour l’éducation). Ils testent le modèle économique.

- ENT (Espaces numériques de travail).
Offre de services en ligne pour les établissements scolaires et les écoles : outils de communication et de télécollaboration, accessible via les navigateurs Web. Les enjeux sont de prolonger l’école en dehors de heures de classe, faciliter la circulation de l’information avec les parents, dégager les usagers de la complexité des TIC (transparence des applications).

Cécile Kubek
1 Présent à la conférence
2 Rencontres Internationales du Multimédia d’Apprentissage
3 (Synonymes : espace numérique des savoirs ou de travail, cartables électroniques, portail, portail authentifié, intranet/extranet scolaire.)

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Le E-Learning au travail

L’utilisation du e-learning dans le monde du travail est souvent faite dans le cadre de la formation continue pour remettre à niveau les connaissances et les compétences du personnel ou pour initier ces derniers à une nouvelle application. Cet article se propose de donner un aperçu des questions soulevées par l’introduction des méthodes du e-learning dans l’entreprise.

Quelles sont les caractéristiques importantes des outils de e-learning?

Pour optimiser l’utilisation des ces outils, ces derniers doivent être compatibles avec les supports techniques utilisés dans l’entreprise et ainsi garantir l’interopérabilité des sytèmes. L’interface doit offrir un environnement qui soit familier pour la majorité des utilisateurs afin qu’ils puissent facilement se repérer dans cette interface y compris pour les utilisateurs n’ayant pas une grande maîtrise de l’outil informatique.

Qu’est-ce qui conditionne la réussite d’une expérience de e-learning dans un contexte professionnel?

Tout d’abord le temps consacré à l’autoformation est souvent perçu comme une perte de temps par l’employeur qui préfère voir son employé travailler sur un dossier qui soit profitable pour l’entreprise. La mise en place d’un projet de e-learning se base en priorité sur des objectifs précis. En effet l’entreprise identifie les compétences et les connaissances que doivent développer ses employés pour être plus performants et établit un lien entre les besoins exprimés et le programme de formation à mettre en place qui inclut le mode d’apprentissage choisi c’est à dire l’autoformation en solitaire, en groupe avec les collègues et les outils. Des objectifs de formation bien ciblés et pouvant être réinvéstis dans l’activité professionnelle, des solutions techniques adaptés aux utilisateurs et une bonne concertation entre la hiérarchie et les utilisateurs semblent être les ingrédients incontournables d’une expérience de e-learning réussie.

Le e-learning pour les séniors et les juniors, quelles différences?

La dextérité face à l’outil informatique est bien différente, les juniors c’est à dire les jeunes qui ont une plus grande facilité de manipulation de l’outil n’ont pas la même attitude que les séniors moins habitués à utiliser l’ordinateur. Bien entendu on ne peut généraliser mais ce fait s’avère, dans la plupart des cas, vrai même si certains juniors ont une connaissance de l’informatique qui est équivalente aux séniors et que certains séniors maîtrisent parfaitement les applications. La différence réside surtout dans la nature du poste occupé, qualifié ou peu qualifié. Les outils de e-learning choisis dans le cadre d’une formation continue peuvent intimider les personnes les moins habiles et les handicaper car avant d’acquérir les compétences transmises via le e-learning, il devront en maîtriser les outils, cela pouvant être fait lors de séances en présentiel. Une aisance dans la manipulation des outils de e-learning est nécessaire pour appréhender et capitaliser les savoirs.

Quelles sont les différences, dans le domaine du e-learning au travail, en Europe et aux Etats Unis?

Tout pays ou entreprise constitue un contexte différent cependant il apparaît qu’aux Etats Unis, la formation est plus étroitement liée aux besoins économiques de l’entreprise. De plus la différence est aussi culturelle, aux Etats Unis la culture individualiste est reine et cela se traduit par la prise en charge par l’individu lui-même de son avenir et donc de sa formation ce qui explique qu’il est plus enclin à participer à des programmes d’autoformation. Il est le seul responsable de son échec ou de sa réussite profesionnelle. Une relation très forte existe entre l’investissement individuel dans l’éducation et la formation et la promesse d’un avenir radieux qui se manifeste par l’obtention d’un poste à hautes responsabilités, une mobilité professionnelle plus grande et des revenus élevés.

Pour conclure j’insisterai sur le concept de diversité en matière de e-learning, diversité des contextes d’utilisation, diversité des profils d’utilisateurs, diversités des contenus et des diversités des supports techniques et applications utilisées.

Zidane Fariza

 

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Union Européenne : REL ou E-Learning ?

A cette question, nous pouvons répondre d’office : e learning puisque le programme de l’Union européenne en porte le nom. Cependant la chose est bien plus complexe et ne saurait s’arrêter à une simple considération de termes. Par ailleurs, nous pouvons noter qu’il n’est fait mention nulle part de rapid e learning ,dans les textes officiels. Précisons que la commission européenne préconise l’usage des NTIC dans l’apprentissage et l’éducation. Donc, le rapid elearning entre de facto dans le programme.
En effet, le rel est arrivé en France il y a un peu plus d’un an des Etats-Unis et il s’adresse à ceux qui développent des contenus de temps en temps, en complément des outils professionnels complets pour des projets simples, selon Philippe Delarghe, associé à Hyper Office, société française de conseils et de réalisation de projets de FOAD. En fait, le rapid e learning consiste à réaliser des contenus simples, en peu de temps et sans avoir à maîtriser des outils complexes. Rapid elearning et Programme eLearning font donc bon ménage.
Cependant, si la Commission européenne n’en fait aucune mention c’est probablement pour deux raisons. La première est que le programme a été lancé en 2001 puis en 2004, autrement dit à des dates antérieures à l’arrivée du Rel en Europe, et particulièrement en France. La deuxième est que la Commission a décrété que l’Union Européenne se devait d’être, d’ici 2010, la première société de l’information au monde. Donc, utiliser des méthodes fraîchement débarquées d’outre-Atlantique irait à l’encontre de ce principe. D’autant plus que si la Commission laisse libre champ à l’utilisation des NTIC dans l’apprentissage,elle n’appelle pas nommément le rapid e learning, encore émergeant en Europe, par le biais de sociétés et d’industriels intéressés par ce domaine.
De fait, quel est l’avenir du Rel au sein de l’Union Européenne ?
Hayat Benaissa

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L’Italie et le Rapid e-Learning : présentation de Dentro l’Italiano

Dentro l’Italiano 4.0 est un logiciel qui a été conçu dans le cadre de la politique européenne du développement de l’apprentissage via les technologies numériques et qui entre dans le cadre du programme e Learning.Il s’adresse à tous ceux qui veulent apprendre l’italien et l’enseigner. C’est un outil pédagogique utile pour se former et préparer les certifications telles que le CILS, le CELI…

L’objectif de cet outil est de fournir à l’usager une autonomie dans son travail, notamment concernant la maîtrise de langue tant sur un plan écrit qu’oral .Et pour ce faire, l’approche pédagogique se fait à partir de textes mais aussi de contenus vidéo abordant différents thèmes culturels. Les domaines abordés concernent aussi bien la cuisine que les arts, la musique ou même la mode. Le but de ce produit est d’encourager l’apprenant à maîtriser les divers vocables de la langue et ainsi de connaître celle-ci sous tous ses aspects.

Il existe 4 niveaux : débutant, élémentaire, intermédiaire et avancé. Dans chaque leçon, l’apprenant est mis en situation, des approfondissements existent pour chaque leçon. Des fiches d’approfondissement musical présentent l’auteur de chaque extrait ainsi que sa signification.

Une autre caractéristique du logiciel est que l’on peut personnaliser son travail en choisissant le style graphique selon ses préférences. De plus, l’apprenant peut bénéficier de l’aide de tuteurs ou de professionnels du e learning.

Dentro l’Italiano appartient au groupe Didael et requiert l’utilisation de plug-in macromédia ou flashplayer et Adobe et Acrobate Reader. Il peut être utilisé en ligne ou sur cd-rom.

Hayat Benaissa

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Jocair 2006

Les 6, 7 et juillet 2006 se tiendra à l’Université d’Amiens, au pied de la Cathédrale Notre Dame, le Colloque international Premières JOurnées Communication et Apprentissage Instrumentés en Réseau.

Jocair

Au programme, une réflexion sur les conséquences de la multiplication des outils de communcation et d’apprentissage en réseau (blogs, wikis, chat, forums…) sur les pratiques sociales.

Seront aussi abordées, entre autres, les questions des nouveaux acteurs de la formation, ainsi que celles de l’industrialisation, la marchandisation et la qualité de la formation.

Pour plus d’informations sur le déroulement de ces trois journées, c’est par ici.

Emilie Caudrelier

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Outils Multimédia et Réunion Virtuelle : Quelles Avancées?

 

La mondialisation de l’économie oblige bon nombre d’entreprises à s’internationaliser ce qui se traduit par l’éparpillement du personnel à l’échelle nationale ou même internationale. Il est vrai que ce phénomène concerne principalement les grandes entreprises qui possèdent les ressources nécessaires pour le faire mais les petites et moyennes entreprises sont elles aussi concernées si leurs clients ou sous-traitants sont éloignés d’eux géographiquement. Dans ce contexte réunir tous les partenaires d’un projet au même endroit peut s’avérer être compliqué et coûteux

Les nouveaux outils multimédia disponibles sur le marché tendent à proposer une solution efficace à cette situation engendrant ainsi une nouvelle manière de travailler connue sous le nom de réunion virtuelle, cette dernière permet de rassembler tous les acteurs d’un projet de manière virtuelle c’est à dire par l’intermédiaire d’outils multimédia; la présence humaine des intervenants en un même endroit n’est plus nécessaire.

 

Les principales fonctionnalités de ces outils permettent la gestion et le partage des documents,le partage d’applications de données; l’enregistrement et la rediffusion de présentations, l’enregistrement des réunions, l’archivage des sessions. Ces applications offrent aussi des outils d’annotation; la présentation en 3D, la personnalisation de l’interface. Par ailleurs l’interaction entre les participants est assurée par l’intégration Outlook et Lotus Note, l’appel automatique des participants, la gestion de salles d’attente, du carnet d’adresse,la gestion d’agendas, la détection de présence y compris mobile et PDA, la possibilité de dialogue en privé. Enfin tous ces outils permettent des échanges voix, vidéo et données. Néanmoins le coût de ces applications est assez élevée.

 

Voici quelques exemples:

L’éditeur I-maginer propose son application I-maginer WebConference à hauteur de 4000€ HT/an pour 5 participants, Marcomédia met sur le marché son outil Breeze pour 375$/ mois pour 5 personnes. D’autres éditeurs comme Microsoft, IBM ou encore Cisco possèdent et mettent en vente des applications dont les spécificités techniques et le coût sont très proches de celles citées ci dessus.

 

Les avancées techniques génèrent et vont générer des transformations dans le mode de travail notamment en permettant un réel travail d’équipe à distance au travers d’une véritable intéractivité entre les participants qui engendre pour l’entreprise un gain de temps notable et une plus grande réactivité cependant à l’heure actuelle le coût financier de ces applications constitue un frein à leur utilisation.

 

Zidane Fariza

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E-Twinning : un grand programme scolaire

Il consiste principalement à monter des projets sur Internet avec des partenaires européens et représente la principale action du programme eLearning. Il concerne les écoles primaires , particulièrement, et les buts à atteindre sont au nombre de deux : encourager les partenariats entre les différents établissements scolaires européens, notamment par le biais de création de projets web communs , et promouvoir l’utilisation des TICs par les élèves et les enseignants. ETwinning est conçu comme une grande salle de classe virtuelle. Les participants invités à ce grand projet sont bien évidemment les professeurs (toutes les disciplines enseignées sont les bienvenues), les chefs d’établissements scolaires, les bibliothécaires et tous les membres du personnel scolaires. Toutes les écoles de l’Union européenne, ainsi que celle de Norvège et d’Islande. Les écoles concernées sont les primaires et secondaires, les âges varient de 3 à 19 ans.

Les projets envisagés sont les bienvenus à condition qu’ils soient pertinents et conformes aux règles établies et qu’ils utilisent les technologies numériques. Le temps de réalisation est variable et aucune durée n’est imposée. Voici quelques exemples pour illustrer ce programme :

-un projet s’étalant sur une semaine et qui permettrait de se consacrer à une partie précise du programme ;

-un projet qui consisterait à apprendre aux élèves à monter un site web et utilisant les langues étrangères pouvant durer trois mois ;

-un projet qui couvrirait l’ensemble du programme scolaire ou la totalité d’une matière et comptant comme évaluation ;

-enfin un projet qui aurait pour visée de créer un ou des partenariats avec des structures nationales ou étrangères et qui permettrait la fédération et le rapprochement des cultures par le bais des technologies de l’information.

En bref, eTwinning est un programme qui encourage l’utilisation des TICs principalement, afin de renouveler les méthodes pédagogiques, de faciliter les coopérations entre divers états européens et de dépasser les frontières géographiques. Il s’attelle principalement au rapprochement des élèves d’écoles primaires afin que l’analphabétisme numérique ne soit plus qu’un concept qui n’a que peu ou plus court dans les années à venir.

Hayat Benaissa

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Mise en action du programme eLearning et budget correspondant

 

Celui-ci est suivi par la Commission européenne. C’est elle qui fédère, en quelque sorte, les différents acteurs concernés et encourage toutes les opérations qui ont cours en Union Européenne concernant l’apprentissage en ligne. Avec le concours d’un comité, la Commission définit le programme, le plan de travail de l’année, le budget disponible, et toutes les mesures utiles à la mise en action du programme.

Le travail n’incombe pas uniquement à la Commission. Les états membres se doivent d’y participer. Leur rôle est d’identifier des partenaires sérieux qui seraient susceptibles de travailler de manière rapprochée avec la Commission. Le programme est aussi le thème de débats au sein de groupe de travail entre politiques et industriels, notamment.  Ils sont chargés de la fournir en matière d’informations nécessaires quant à la pratique de l’apprentissage en ligne et participeraient à l’élaboration de règles de travail communes à l’ensemble des pays participants. Ce programme s’inscrit dans la droite lignée des programmes communautaires déjà établis et en phase de réalisation, qu’ils concernent les domaines de l’emploi, de la recherche et du développement, les Fonds structurels…

Le budget consenti allant de la période allant du 1er janvier 2004 au 31décembre 2006 est établi à 44 millions d’euro. En voici la répartition en fonction des différentes actions :

-le e-learning concernant l’apprentissage des technologies numériques et de leur promotion couvre 10% du budget ;

-30% du budget consenti aux campus virtuels européens ;

-45% de l’enveloppe est allouée aux jumelages électroniques entre  établissements scolaires européens et la promotion de la formation des enseignants ;

-la somme moindre de 7,5 est consacrée aux actions transversales et le suivi du programme eLearning ;

-une même somme est offerte à l’assistance technique et administrative, domaines non moins indispensables à tout projet mis en action.

Précisons que ces financements sont accordés en fonction d’appels d’offres effectuées et d’appels à propositions, donc avis aux pays intéressés !

 
Hayat Benaissa

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Les structures européennes participantes et le suivi du programme E-Learning

Elles sont essentiellement financières et accordent des dotations en fonction du domaine concerné. Les voici :

-pour ce qui est des dotations accordées au titre des Fonds structurels, 3 instruments financiers y participent le FEDER (fonds européen de développement régional), le FSE ( fonds social européen) et enfin l’initiative EQUAL ;

-les programmes communautaires contribuent également à l’essor des programmes éducatifs tels que SOCRATE, LEONARDO et MEDIA PLUS ;

-le programme cadre pour la recherche contribue par le biais de programmes de recherche techniques (IST) ou socio-économique (RTD) ;

-contribution des programmes et des actions pour le déploiement technologique et la compétitivité (Ten Telecom, eContent, Go digital) ;

-contribution de la BEI (banque euroopéenne d’investissement à travers l’initiative Innovation 2000.

Notons que le programme eLearning soutient l’initiative eSchola, crée et élaborée par le European Schoolnet, dont la fonction est de soutenir et d’encourager les structures scolaires à utiliser les TIC et à échanger leurs expériences en la matière.

Concernant le suivi et l’évaluation régulière du programme, la Commission en assume les principales fonctions. Afin de juger de la mise en application sur le terrain du programme eLearning, de son efficacité et des ses bienfaits sur les usagers, une évaluation externe sera effectuée. Il est prévu que la Commission présente un rapport d’évaluation d’ici fin 2007 au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen ainsi qu’au Comité des régions.

Hayat Benaissa

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L’Union Européenne et le (Rapid) e-Learning

Historique et explication

Les nouvelles technologies, lorsqu’elles sont bien utilisées, peuvent contribuer de manière efficace à l’essor de la formation à distance et donc, de l’éducation à travers l’Europe. De fait, même si certains abus peuvent être constatés de la part d’industriels intéressés d’abord par le profit, la Commission européenne soutient les pays membres de l’Union Européenne soucieux d’utiliser les NTIC dans un but instructif et pédagogique.
En effet, une des raisons majeures pour lesquelles, la commission européenne a décidé d’entrer de plein pied dans ce qu’il convient d’appeler la culture numérique est que chaque citoyen a le droit et doit entrer et participer, à l’essor de la société de l’information. L’instruction est un droit et doit être démocratisé. Ainsi, une personne invalide, ou éloignée géographiquement de son établissement, devrait pouvoir bénéficier d’une formation qui lui permette de ne pas être en décalage avec le reste de la société mais aussi de vivre sur un pied d’égalité avec ses concitoyens. Et ce, quelques soient les motifs pour lesquels elle ne peut se déplacer.
Par ailleurs, encourager l’usage et la vulgarisation des NTIC fait partie d’un projet de la Commission qui consiste à lutter contre ce qu’elle nomme « l’analphabétisme numérique ». Les échanges universitaires, comme Erasmus, ou les campus virtuels, participent de cette volonté de faire circuler et voyager le savoir à travers toute l’UE. La FOAD, et plus précisément le e-learning constituent un pilier majeur de ce grand projet. Nous constatons, de fait, que derrière ces concepts, plans d’avenir et souci d’utiliser les NTIC, se découvre une volonté claire de la part des grands décideurs : l’élaboration et la mise en pratique sur le terrain d’un projet civilisationnel.
Effectivement, l’apprentissage en ligne ou e-learning offre l’opportunité de réaliser l’agenda de Lisbonne. Celui-ci prévoit de faire de l’Europe la société de la connaissance la plus innovante au monde, d’ici à 2010. En outre, il est à préciser que l’e-learning offre un potentiel important en matière de ressources et de coûts.
Hayat Benaissa, 26/02/2006.

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Le Programme e-Learning

Il fait partie du plan d’action global eEurope qui a pour cible l’utilisation des nouvelles technologies. Le programme e-Learning se scinde en deux périodes.
 

             -2001-2004 : « eLearning : penser l’éducation de demain qui en constitue la branche éducative. Son rôle principal est, comme nous l’avons expliqué précédemment, l’adaptation des technologies numériques aux programmes de formation et d’éducation.
 

            -2004-2006 : Il fait l’objet d’une décision du parlement européen (2318/2003/CE) et du conseil du 5 décembre 2003 arrêtant un programme pluriannuel (2004-2006) pour l’intégration efficace des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les systèmes d’éducation et de formation en Europe (« apprendre en ligne ») [Journal officiel L 345 du 31.12.2003]. Nous en présentons ci-dessous les 4 actions.
 

-Promotion de la culture numérique : Au-delà du désir de vulgariser l’usage des TIC, la FOAD est mise au service de ceux qui ne peuvent utiliser les méthodes d’enseignement traditionnel. Ainsi le principe se résume de la manière suivante : si le citoyen ne peut aller vers le savoir, c’est le savoir qui ira vers lui.
 

-La création de campus virtuels européens : En particulier dans l’enseignement supérieur. Le but visé est d’organiser et de créer des modèles d’organisation d’universités européennes et des projets d’échanges et de partage de ressources (mobilité virtuelle)… Il s’agit aussi d’intégrer une dimension e-learning à leurs outils opérationnels (European Credit Transfer System, mastaire européen, assurance de la qualité, mobilité).
 

-Le développement de jumelages électroniques d’établissements scolaires primaires et secondaires et la promotion des formations destinées aux enseignants (eTwinning) [1] : Cette action, lancée le 14 janvier 2005, vise à promouvoir l’enseignement sous forme numérique dans les établissements primaires et secondaires et la promotion des formations destinées aux enseignants. Le jumelage vise aussi la mise en place de partenariat entre écoles de différents pays européens afin d’échanger des méthodes pédagogiques, et de s’enrichir, par ailleurs, par le biais de l’apprentissage des langues. Le multiculturalisme est donc un pilier central de ce programme.
 

-La réalisation d’actions transversales et de suivi du e-learning, il s’agit de diffuser, de valoriser l’apprentissage en ligne : En outre, cela consiste aussi à adopter les bonnes pratiques par le biais, notamment, du suivi et de l’analyse des résultats des divers pays européens. Que ce soit au niveau des projets financés par la commission européenne ou par les états membres, le but principal étant de renforcer et d’encourager les partenariats entre secteurs public et privé.
 

Nous l’aurons compris, ce programme sous-tend la fédération des divers secteurs et établissements européens par le biais de l’éducation. En effet, cette dernière, qui forme l’esprit de tout individu, a pour rôle désormais, de cimenter les sociétés européennes afin qu’elles n’en forment plus qu’une seule, sur le long terme, au moins sur un plan éducatif.
 

Hayat Benaissa, 26/02/2006.


[1] Nous examinerons ce programme dans un prochain article.

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